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Dans toute société politique il y a un NOUS et un EUX (I-Tele)

Posté par le 02/09/2016 dans A la Une, Actus, Médias, Vidéos | 0 commentaires

Jeudi 1er septembre j'étais invitée à l'émission On élève le débat animée par Laurence Ferrari.

Emmanuel Macron venait de déclarer, lors d'un déplacement en Province, qu'il y était pour voir "les vrais gens" et "la vraie vie".

Je trouve que cette formule le place de facto en dehors du champ du peuple et il confirme notre façon de latéraliser la vie politique.

Dans toute société politique il y a un NOUS et un EUX (sur cette théorie voir les travaux de Ernesto Laclau et Chantal Mouffe).

Pour la France Insoumise, NOUS c'est le Peuple et EUX c'est l'oligarchie.

C'est en insistant sur ce point que nous contribuons, au passage, à éviter l'installation d'un NOUS-NON-MUSULMAN face à un EUX-MUSULMAN, ni l'inverse d'ailleurs, c'est à dire un NOUS-MUSULMAN face à un EUX-NON-MUSULMAN.

[Extrait vidéo de l’émission où je développe l’objectif de la campagne Jean-Luc Mélenchon et le fait que Macron a un parcours oligarchique pur jus]

Pour voir l'émission complète (15') et notamment le débat sur la rentrée scolaire, c'est par ici : http://www.dailymotion.com/video/x4rj0qu_raquel-garrido-invitee-a-le-direct-ferrari-sur-itele-le-01-09-2016_tv

Macron : une candidature de plus de l’oligarchie (BFMTV)

Posté par le 01/09/2016 dans A la Une, Actus, Médias, Vidéos | 0 commentaires

La présidentielle de 2017 pourrait n'être qu'une bataille de titans au sein de l'oligarchie, à coup de sondages et de dispendieuses stratégies de pur marketing.

Il est temps que le Peuple entre sur la scène de cette présidentielle. C'est ce que nous faisons avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon.


"Marcron : une candidature de plus de l…

Faut-il plus de démocratie directe?

Posté par le 26/08/2016 dans A la Une, Actus, Médias, Vidéos | 0 commentaires

Le 17 août 2016, j'étais sur France Inter pour ce débat sur la démocratie directe :

 


Faut-il plus de démocratie directe ? Raquel…

Pour les uns, c’est l’expression absolue de la volonté du peuple… Pour les autres, c'est une expression trop simpliste de la démocratie.

Silhouettes de votants

 

Silhouettes de votants © Getty / Kevin Smart

Les réponses oui/non, pour/contre ne sont pas suffisantes recouvrir l’ensemble des enjeux. Référendum en veux-tu, en voilà : il est au programme de la gauche de la gauche comme de la droite de la droite.

Aux programmes aussi de candidats à la primaire de républicains, symptôme d’une démocratie malade ou remède ? Sous la Vème République, local ou national, il a été utilisé 17 fois…

Dernière consultation en France, le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame des Landes : approuvé, mais contesté avant même que les résultats ne soient proclamés.

Même chose pour le Brexit, où on a même vu certains réclamer un second référendum, histoire d’être sûr d’avoir bien répondu à la question…

Avec le référendum, le peuple souverain peut peut-être reconquérir sa capacité de contrôle politique. Est-ce au contraire du bluff démocratique ?

Sommes-nous atteints de référendite aiguë ?

 

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Le bilan de Hollande c’est d’avoir permis le retour de Sarko

Posté par le 24/08/2016 dans A la Une, Actus, Médias, Vidéos | 0 commentaires

Lundi 22 août j'étais invitée de l'émission de France Info "Les Informés". C'est une émission quotidienne de débat qui oppose des intervenants politiques, de la société civile, et des journalistes à propos de l'actu du jour. Elle est animée par Jean-Mathieu Pernin, animateur vif et caustique. Elle a de bonnes audiences, raison pour laquelle elle sera désormais diffusée à la télévision (à partir du 1er septembre), sur la nouvelle chaîne d'information continue de France Televisions.

Ce lundi nous avons parlé des candidatures de Sarkozy et Montebourg, de la crise du lait, et du sommet Hollande-Merkel-Renzi.

Voici un extrait sur Sarkozy :

 

 

Et voici l'émission complète :


Raquel Garrido sur France Info (22/08/2016)

 

« Les cumulards, il faut les dégager de la vie politique » – LCI

Posté par le 20/08/2016 dans A la Une, Actus, Médias, Vidéos | 3 commentaires

Aujourd'hui j'ai fait ma Revue de Presse sur LCI.

On m'a demandé de choisir trois articles dans la presse de la semaine qui vient de passer, et de les commenter. On m'a aussi posé une question surprise, sur Macron "pas socialiste".

Sébastien Roussette, un Insoumis de Normandie, a fait la retranscription de mon interview :

 

* Macron n'est pas socialiste

"C'est une blague. Je note qu'Emmanuel Macron met à distance un parti, et en fait, tente de mettre à distance les partis, parce que c'est ça qui est aujourd'hui dans l'air du temps, c'est ce rejet des partis. A juste titre, les français n'en peuvent plus de ces partis de la cinquième république qui captent tout le pouvoir, et qui ne représentent pas l'intérêt général.

Emmanuel Macron, vous savez, il me rappelle le film « Le Guépard », avec cette phrase qui dit « il faut que tout change, pour que ne rien ne change ». Il y a le conte Fabrizio et puis, il y a le jeune Tancrède. Tancrède va épouser les traits de la révolution Garibaldienne et va dire à son oncle ne t’inquiète pas, je vais faire comme si on fait la révolution, mais en fait t’inquiète : derrière, on va garder le pouvoir pour la noblesse, pour l’ancien régime. Et bien Emmanuel Macron, c’est ça. Il s’habille avec les oripeaux de la nouveauté.

Je pense qu’il défend proprement les intérêts de l’oligarchie dont il est un membre éminent. Quand on fait des études à l’ENA, et qu’ensuite on part travailler à la banque, et parce que l’on a bossé à la banque, on se retrouve à l’Elysée, et, ensuite, on est ministre des finances au service de la finance, c’est la définition même de l’oligarchie".

* La "popularité de Macron" et les sondages

"C’est les sondages qui disent ça, et c’est ça tout le problème qu’on a actuellement. On vit dans une sorte de sondocratie. C’est tout le pouvoir des sondages, et d’ailleurs, les élections primaires ,que cela soit chez Les républicains ou au Parti Socialiste, vont aggraver ce trait là, parce que les personnes – peu nombreuses, parce que c’est des histoires de partis, les primaires – qui iront voter, vont se déterminer en fonction de quoi? En fonction des sondages. Or, la République, la souveraineté, l’exercice de sa souveraineté implique que l’on se forge soi même son opinion politique, pas à travers les sondages qui à mon avis, franchement, devraient être interdits".

* Valls et "l'unité de la Gauche"

"Je ne sais pas s'il nous vise. François Hollande lui-même a déclaré ensuite que dans son idée à lui,  « le rassemblement ne concernait pas Jean Luc Mélenchon ». Ils ont très bien compris que nous sommes sur un autre type de parcours, un autre type de latéralité de la vie politique. On essaie de faire en sorte qu’il y ait un désir de renverser la cinquième république à travers de l’assemblée constituante pour la sixième république".

* Valls et la 5ème République

"Exactement, c’est ça qui a captivé mon attention dans cette interview, parce qu’il y a une phrase qui est passé assez inaperçue, dans les commentaires de cette interview. Premièrement, La Provence pose la question de la sixième république. Merci La Provence, je pense que c’est la question phare, il faudrait la poser à tout les candidats à la présidentielle. Que pensez vous des institutions actuelles ? Serez vous prêt à les modifier ? Comment, et quand ? Quels seront vos engagements ? Donc merci la Provence d’avoir posé cette question à Manuel Valls sur le passage à la sixième république. Et alors, la réponse de Manuel Valls est absolument consternante ! Il dit le génie du Général De Gaulle c’est d’avoir forgé des institutions qui résistent aux français, en somme. Il dit le peuple français est contestataire, on le voit bien en ce moment, il est frondeur, etc … , et c’est bien parce que nos institutions, elles résistent …

Mais enfin ! C’est quand même hallucinant qu’un homme politique qui lui-même, ne représente rien, je rappelle que Manuel Valls est Premier ministre par le fait du Prince, parce que nos institutions leur permettent. Son seul titre de gloire, c’est d’avoir regroupé 147.000 voix, c'est-à-dire 5 %, à la primaire de 2011, voilà ce que représente cet homme. Et, il est là, il utilise tout son pouvoir pour dire au français, mais vous manifestez trop, vous être trop dans l’opposition, et, avec la cinquième, on tient bon, nous le pouvoir. Je crois qu’il ne réalise pas à quel point les français, on en marre de ça, et on a besoin de retrouver nous même notre pouvoir politique".

* La Caravane Insoumise

"La France Insoumise, c’est ce mouvement, hors partis, qui soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Les jeunes ont pris en charge cette campagne estivale, parce qu’effectivement, de plus en plus de français ne partent pas en vacances, et puis, il y a des quartiers qui sont totalement oubliés de la vie politique. Les hommes politiques, les partis, n’y vont plus. Ces militants de la Caravane insoumise sont allés dans tout ces quartiers qu’on connaît, il y avait un groupe dans l’est de la France, vers Metz, Grenoble, Marseille, ces jours-ci, et puis une route ouest, qui était justement en Normandie, ces jours-ci, dont parle votre article.

L’idée, c’était à la fois, avec des logiciels, de montrer aux personnes qu’ils avaient des droits, par exemple, l’accès au RSA ou autre, parce que beaucoup de personnes ne réclament même pas leur droits, et à la fois, les accompagner dans leur démarche d’inscription sur les listes électorales. Cette histoire d’abstention, c’est délicat. Vous voyez, tout les partis politiques regardent les français, et les méprisent, en disant quoi vous votez plus, c’est très grave, vos aînés se sont battus pour la démocratie, il faut aller voter. Les mêmes qui trahissent leur programmes, les mêmes qui dégoûtent les français, leur font la morale à chaque élection en disant, maintenant, il faut aller s’inscrire.  Sauf que pour nous, être abstentionniste, on en est victime. C'est-à-dire qu'on est expulsé de la vie politique, car cette vie politique, elle dégoûte. C’est pour ça que cette campagne d’inscription sur les listes électorales, elle est très atypique, elle est très humble. On va dans les quartiers, là où personne ne va, en leur disant écoutez, on ne vous promet pas monts et merveilles, on vous propose des mécanismes qui, a un moment donné, vous donneront à vous du pouvoir, c’est l’assemblée constituante, c’est reforger les institutions, c’est d’obtenir le droit de révoquer des élus entre les élections, parce que cela suffit d’être pris pour des zozos où on vous demande de venir voter tout les cinq ans, et puis entre temps, on vous méprise allègrement. Il faut vraiment pouvoir révoquer les élus entre les élections, c’est ce que ferait une sixième république".

* Ces élus qui veulent cumuler

"Pour moi elle signale la distance totale entre cette caste de politiciens qui gagnent quand même très confortablement leur vies, il faut savoir que la limite c'est à peu près 9000 euros, alors qu'on est plus de 50 % des français à gagner moins de 1800 euros par mois, et ces hommes et ces femmes se baladent sur les plateaux TV : il faut gagner moins, il faut faire plus d'efforts, il y a trop de fraudes aux allocations, etc …

Déjà aujourd'hui, on ne cumule pas toutes les indemnités, il y a une limite, mais c'est le principe : Pourquoi vouloir concentrer tout sur soi même ? Pourquoi vouloir tout concentrer le pouvoir?  Pour moi, à un moment donné, il faut que les français soient clairs. Si vous voulez rénover la démocratie, si vous voulez vraiment une démocratie saine, et pas être infantilisés, il ne faut pas voter pour des cumulards. Voilà, tous ces Front national qui sont des jeunes sénateurs cumulards, Marine Le Pen, elle cumule députée européen et conseillère régionale.. Regardez qui cumule, c'est une question éthique fondamentale. C'est gens là il faut les dégager de la vie politique."


La Revue de Presse de Raquel Garrido – 20/08/2016

Référendum, oui. Plebiscite, non.

Posté par le 28/06/2016 dans A la Une, Actus, Médias, Vidéos | 1 commentaire

Plus personne ne conteste le "deficit démocratique" de la Ve République.

En 2017, chaque candidat ira de son petit couplet, artifice, ou mesure pour "prendre mieux en compte les citoyens".

Mais, comment faire la différence entre les hypocrites, qui changent le vocabulaire sans pour autant modifier la concentration oligarchique du pouvoir, et les authentiques partisans de la souveraineté populaire?

Rappelons qu'il y a en France une tradition plebiscitaire, césariste. Elle est portée aujourd'hui par le Gouvernement (NDDL..), par LR, et par le FN.

Ce matin, nous avons débattu sur Europe 1 avec Dominique Reynié (FONDAPOL), sur le thème : "Faut-il multiplier les référendums?".

 


"Réferendum, oui. Plebicite, non… par lepartidegauche