Notre soutien à Raquel Garrido (Guatemala)

Posté par le 29/05/2012 dans A la Une, Actus | 0 commentaires

La France a refusé la pérennisation du règne du tout-fric, de la frime etdu pouvoir pathologiques, et souhaite, dit-on, une tranquilité normale.Rêve impossible : la dignité est un combat, et il est permanent, parcequ´en face on ne vous fait pas de cadeaux ! Au-delà de l´éviction deSarkozy, l´intérêt de cette double campagne électorale aura été dévoilercrûment l´existence des vrais pouvoirs, les grandes entreprises, et lerôle de la finance virtuelle et de la spéculation criminelle,concrétisées dans les crises irlandaise, islandaise, espagnole,italienne, grecque et de l´euro.

Hormis ceux qui refusent de voir les évidences, par intérêt ou parcécité, personne n´ignore plus les noms des maîtres du monde qui ne nousdemandent pas notre avis. Au hasard, pami bien d´autres : Saint GeorgeSoros (bienfaiteur au Guatemala, par ailleurs, sans l´ombre d´unscrupule, pour se racheter une virginité, comme si le monde n´avaitbesoin que de charité, pas de justice !), Saint Warren Buffett, auxintentions pures et claires comme de l´eau de roche, Saint Carlos Slim,apôtre téléphonique mobile des Amériques ; leurs alter ego des hedgefunds, les spéculateurs ordinaires des salles de marchés, émules de l´amiKerviel ; les banques, toutes les banques, y compris nos fleurons aussihexagonaux que dénués du moindre sens moral (voir le Crédit Agricole ces jours-ci) : personne n´ignore plus les mécanismes éhontés mis en placepar ces banksters sans foi ni loi, et tolérés par des gouvernements etdes institutions complices que la bienpensance plaçait jusqu´iciau-dessus du tout soupçon.

Lorsque nous votons, nous éliminons une marionnette, que nous ne faisonsque remplacer par d´autres pantins. Ne nous y trompons pas : après undébut en fanfare, le capitaine de pédalo un brin fanfaron, et sesministères, présents et futurs, n´ont pas la moindre intention d´oeuvreraux solutions radicales dont notre pays, l´Europe et le monde ont besoin.Nous ne parlons pas de réformes cosmétiques destinées à dorer la piluleaux dominés et exploités, de discours sans vision au milieu des grands dece monde, et d´une médiocre et modeste continuité devant les enjeux de laplanète, mais bien d´une vision et d´une volonté. C´est bien la raisonpour laquelle le Front de gauche a refusé d´entériner les magouillesconcoctées en sous-main, avant même toute évaluation des rapports deforce dans les urnes, c´est-à-dire les attributions de diputations àEELV, 2,3% ! Même des PS ne s´y reconnaissent pas, c´est dire !

Peu importe les définitions des politologues au terme socialisme ! Lesocialisme est très exactement ce que le Parti socialiste n´est pas -puisqu´il admet n´avoir d´autre prétention que de gérer au mieux lesystème avec un maximum de vaseline austéritaire -, mais très précisémentce qui se construit lorsque le peuple parle, criant son refus desprivilèges, hurlant sa soif d´équité, refusant le défaitisme qu´onvoudrait lui imposer parce qu´il faudrait être raisonnable, réaliste etpragmatique, n´est-ce pas, et accepter dès le départ de s´avouer vaincu.C´est lorsqu´il refuse d´abdiquer devant les riches et de se courberdevant les puissants. C´est quand il se prend en main pour construire sonavenir dans la dénonciation des oppressions, dans son affirmation nonnégociable de la liberté et de la solidarité pour tous.

Dans cette kyrielle de candidats qui se vendent à nos suffrages, aucun(et encore moins le Vert-PS, le radical borlooiste (!), l´umpisteDrouhaud et le sympathique Millet), n´a la moindre pensée politiqueconstruite (ou alors, de droite. Mais est-ce alors une pensée politique,ou la mise sur le marché d´intérêts personnels bien compris ?)

Une, une seule, propose de dépasser nos propres revendications deFrançais à l´étranger (de toutes façons, comme sous Jospin, il n´y a aurapas de fric. Ils vous vendent du toc). Une, une seule, ne sombre pas dansle corporatisme franco-français comme le font ces candidats ¨chefsd´entreprise sérieux et respectables¨ pour se bâtir une crédibilitéproche de zéro. Nous sommes au quotidien témoins des infamies de lamondialisation libérale – ils la soutiennent -, et donc particulièrementsensibles aux orientations à venir de la politique économique etextérieure de notre pays. Une, une seule, semble également soucieuse,comme nous, du sort de ceux parmi lesquels nous vivons, abandonnés desdieux et des hommes, méprisés et avilis par la misère.

Sans illusion aucune sur les perspectives de réformes de fond, surl´éthique et l´équité du système en vigueur, dans la lignée desIndignados de la Puerta del Sol, de Wall Street, de la City, de Francfort et de La Défense, des 132 de México et des Innombrables des rues deMontréal, toutes générations confondues, avec un oeil de côté sur lesrévoltes arabes, dans la ligne politique de La Bastille joyeusementreprise, de Toulouse et de Marseille réinvesties, sur les pas d´unMélenchon énonçant des vérités qui dérangent, il est de notre devoird´humains et de citoyens de RÉSISTER.

Pour peser à gauche, nous nous prononçons clairement pour Raquel Garrido

Jean-Luc Braconnier, Guatemala, artisan-commerçant du voyage, ancienprésident de l´Adfe-Guatemala ;

Pascal Guillard, Antigua, jeune retraité;

Raul De La Horra, Guatemala, psychologue et écrivain ;

Stéphane Gué,Quetzaltenango, Poyecto Payaso, Comunicación en VIH y sida ;

MarieMasson, Guatemala, enseignante à l´Alliance Française ;

Xavier Cuenin,Guatemala, historien, enseignant au lycée Jules-Verne ;

AmandineGrandjean, Guatemala, volontaire associative engagée dans la défense desdroits humains ;

Ana-Isabel Braconnier, Quetzaltenango, politologue ;

Meriem Belhadj Merzoug, Guatemala, enseignante au lycéeJules-Verne.

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