Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent

Posté par le 07/04/2012 dans Médias | Commentaires fermés sur Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent

Une semaine s'achève. J'ai fait deux meetings, l'un mardi au Puy-en-Velay, et l'autre jeudi à Roanne. 150 personnes et 300 personnes. A chaque fois, ce qui m'a marqué, c'est la fraternité et la reconnaissance. Dans les meetings du Front de Gauche, on se reconnaît. Quel que soit leur âge, leur le lieu de naissance, le quartier où elles vivent, des personnes qui ne se connaissent pas se reconnaissent, pourtant.

Peu de mots suffisent. Chacun a lu le programme l'Humain d'Abord. Chacun a écouté Jean-Luc Mélenchon lors d'un des meetings historiques, soit qu'il y fut en personne soit qu'il l'ait écouté sur internet. Certains en sont peut-être à leur dernière campagne présidentielle. Nombreux en sont à leur première. Et pourtant, chacun retrouve ses semblables. Les partageux. Ceux de la dernière averse et ceux des neiges d'antan, comme dirait la chanson.

Et puis dans cette action collective la vie prend tout son sens. C'est ce que voulait dire Victor Hugo dans son célèbre poème.

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.

Reconnaissance.

Combien de mercis ai-je reçus?

Dans les regards et les paroles des anciens, qui trouvent dans cette révolution citoyenne la paix de n'avoir jamais combattu en vain. C'est moi qui les remercie d'avior tenu bon toute leur vie. Nous sommes des maillons d'une même chaîne. Rien n'aurait été possible sans eux.

Dans l'enthousiasme des jeunes dont la vie bascule soudainement par la découverte de nouveaux possibles.

Notre rencontre n'est pas prête de s'arrêter. Ce qu'elle a semé est irrésistible.

Il nous reste 15 jours pour construire la victoire. C'est bien au 2ème tour que nous allons.

 

Deuxième tour :

C'est bien le passage au deuxième tour qui est l'ordre du jour, comme je l'ai dit à Michel Field qui avait du mal à y croire. C'était avant le meeting de Toulouse qui a réuni 70 000 personnes, c'est-à-dire plus que François Mitterrand. Je constate maintenant qu'il y a de moins en moins de sceptiques! On lâche rien!

 


Raquel Garrido à l'émission "17h-20h" sur LCI par PlaceauPeuple