Européennes (ou comment l’oligarchie expulse le peuple de la politique)

Posté par le 13/06/2014 dans A la Une, Actus | 1 commentaire

Jeudi 12 juin, les adhérents du PG Paris tenaient leur AG. Voici – in extenso – le rapport politique que j'y ai  présenté à l'oral.

 

Je vais faire le plus court possible pour laisser place au débat et permettre à ceux qui le souhaitent de regarder le match d’ouverture du Mundial.

Et puisque c’est une journée spéciale (Premier jour du Mondial), je vous propose de placer nos débats sous les auspices d’une expérience footbalistique que vous connaissez sans doute, celle de la Democracia Corinthiana. Au début des années ’80, en effet, dans l’une des équipes de foot de São Paulo, les Corinthians, où jouait l’extraordinaire Doutor Socrates, les joueurs, en pleine dictature, ont choisi de faire fonctionner leur équipe démocratiquement. Les recrutements, la stratégie de jeu, les règles applicables dans le stade ou dans l’équipe, tout était voté. Le vote du Directeur Technique valait celui des personnels ou des joueurs. Non seulement cela a constitué un apport décisif à la conquête de la démocratie au Brésil (sur les maillots il était par exemple écrit « je veux voter pour les présidentielles"), mais en plus, le Club a gagné en '82 et '83 le championnat Paulista (de l’Etat de São Paulo : Santos, Palmeiras, São Paulo FC et Corinthians, pour les plus importants clubs).

Je signale d’entrée de jeu que je ne fais pas ce rapport au nom du Bureau National ni même au nom du Secrétariat national. Je me suis astreinte à une réflexion personnelle que je livre au débat sans autre prétention que co-construire notre pensée et notre action, comme chacune et chacun d’entre nous, depuis ma position militante spécifique et en fonction des tâches spécifiques qui ont été les miennes dans la période, en l’occurrence celles de chef de file du PG en Ile-de-France pour les élections européennes.

Je signale également que des camarades, et en particulier Pierre-Yves Legras, ont travaillé les données électorales brutes et ces données feront l’objet d’une information à l’Assemblée Générale tout à l’heure. Il n’est donc pas nécessaire que j’aborde cet aspect, si ce n’est pour constater l’évidence, à savoir que le Front de Gauche, tout en évitant le recul en voix par rapport aux élections de 2009, a néanmoins subit un revers électoral qui comporte nécessairement des implications politiques.

Les élections européennes, parce qu’elles sont la première élection à laquelle on se présentait pour la deuxième fois, viennent clore un cycle politique démarré avec la fondation du Parti de Gauche, en novembre 2008.

Dans ce cycle complet nous avons participé à tous les types d’élections qui existent dans notre pays. Européennes, régionales, cantonales, sénatoriales, législatives, les élections consulaires, et bien sûr l’élection présidentielle.

La Constitution de la 5ème République attribue l’essentiel des pouvoirs à une seule personne (jusqu’à présent toujours un homme), le Président de la République. Les français, qui l’ont très bien compris, continuent de se déplacer pour l’élection de cette personne. Cependant, pour l’élection de tous les autres « représentants », la mobilisation est faible voire très faible, comme on l’a vu lors de cette dernière élection européenne.

C’est ainsi la première chose qu’il nous faut constater. A l’expulsion désormais structurelle de la classe ouvrière de la vie civique, ces élections ont ajouté le retrait d’une bonne partie des classes moyennes.

Ce constat fait, il faut donc immédiatement souligner que le score du Front National n’est pas, comme on l’entend souvent et comme le prétend le FN lui-même, une sorte de revanche de la classe ouvrière. Le score du Front National se nourrit et je dirais même a pour condition l’expulsion des ouvriers de la vie démocratique de notre pays. Si les ouvriers votaient peut-être qu’ils voteraient FN. C’est possible. En attendant, je constate que le FN profite directement de l’absence de protagonisme politique des citoyens dans ce pays, absence dont vous savez qu’elle est située sociologiquement et qu’elle concerne en tout premier lieu les ouvriers. Il n’y a rien de révolutionnaire dans le vote FN. Il profite à fond du cadre politique mis en place par l’oligarchie et dans lequel s’inscrit également – forcément – notre propre combat politique pour l’écosocialisme.

Ce cadre, c’est l’apathie, l’atonie, ou plus rigoureusement, l’anesthésie. Car l’état de léthargie civique dans lequel se trouve notre peuple ne tombe pas du ciel. Il est la conséquence de facteurs identifiables. D’abord la concentration du pouvoir sur la tête du Président, on l’a dit. Mais ce n’est pas seulement cela, car tous les autres représentants ont – même de façon marginale – du pouvoir. Ce qui créé l’abstention c’est l’absence d’effet utile du vote dès lors que les partis politiques classiques ont pris l’habitude de faire campagne sur un programme A, puis une fois au pouvoir mettre en œuvre un programme B. Cette négation du fait « délégataire » inhérent à l’expression du suffrage universel est spectaculairement illustré par François Hollande pour les raisons que vous connaissez (TSCG, TVA, « mon ennemi c’est la finance » ect..). L’effet de la contradiction entre les actes et les engagements est d’autant plus puissant qu’il s’agit d’engagements présidentiels, c’est-à-dire qui ont touché le plus grand nombre de nos concitoyens à un moment où ils prêtaient l’oreille aux candidats et à leurs programmes. Par la masse des gens qu’elle touche, l’élection présidentielle est celle qui laisse le plus de traces dans la mémoire collective.

La multitude de contacts individuels que nous avons eus avec nos concitoyens à l’occasion de cette élection européenne reflète exactement cela. Combien de « encore une élection ? », comme si une élection n’était rien d’autre qu’un moment désagréable à passer, à l’invitation de ceux qui souhaitent être élus et à leur bénéfice exclusif. Combien de « qu’est-ce qui me prouve qu’avec vous ce sera différent ? ». Combien de « le Front de Gauche ? Non merci, la gauche j'ai donné avec Hollande ».

Les meilleures intentions du Parti de Gauche, n’ont pas pu renverser le mouvement. Sous la conduite remarquable de Clément Sénéchal que je tiens à remercier et à saluer, le PG en Ile-de-France et à Paris a fait preuve d’abnégation et d’inventivité. Vous avez été nombreux à solliciter le passage du camion « La Gauchemobile » conçue et gérée par Claudio Calfuquir et Christian Rodriguez. Vous avez constaté comment l’audace et le talent des poulets anti-GMT a permis de faire irruption sur la scène médiatique avec notre combat contre le GMT. Dans une campagne de 3 semaines, avec un concept tellement compliqué qu’il n’avait même pas de nom stabilisé (TAFTA, TTIP, GMT ?), on a démontré qu’avec certaines compétences -par exemple au niveau de la captation et montage vidéo- on pouvait faire beaucoup. Et j’en profite pour rendre hommage à Yohann Delozier et Eric Delion qui ont réalisé pour l’un le premier épisode de la Brigade des Poulets anti-GMT, où le poulet se jette dans le pédiluve de la piscine (15 238 vues) et pour l’autre la vidéo où j’explique le GMT en 5’ chrono (9 280 vues). La qualité de ces films était la condition de leur succès. Cela montre à quel point il faut prendre très au sérieux ce poste de combat et le principe général selon lequel « nous sommes notre propre média ».

Car en effet, sur le plan médiatique, la campagne était largement inexistante, et lorsqu’il en était question, le FN était sur-médiatisé. Sur le mois de mai, la personnalité politique qui a le plus été invitée dans les matinales radio et télé, c’est Florian Philippot avec 9 invitations. Marine Le Pen et Louis Aliot se partagent la troisième place avec 3 invitations chacun. Ainsi, à eux trois, ils ont participé à 15 matinales sur 23 jours de campagne en mai.

Il y a, dans ce contexte, une certaine logique au résultat électoral qui voit la gauche reculer à un niveau historiquement bas, et le Front National grimper à 25%.

En effet, l’annulation de l’effet utile de l’acte de voter n’a pas le même effet sur la droite et sur la gauche.

La gauche, en tout cas la gauche anticapitaliste, n’a pas d’autre issue que de passer par l’engagement majoritaire du peuple pour renverser le système tel qu’il est, tandis que la droite est par définition conservatrice, au sens où son projet politique consiste à faire perdurer le système capitaliste qui est le système en place. Dès lors, elle ne souffre pas de l’absence de protagonisme citoyen. Cette absence est même une garantie que le système ne sera pas renversé. Cette anesthésie voulue par les forces conservatrices (dans lesquelles je place, par rigueur factuelle, le Gouvernement Hollande) n’empêche pas le déroulement d’une bataille idéologique de l’extrême-droite sur ses propres mots d’ordre. J’y reviendrai.

Il est pour moi très instructif d’observer, parmi les forces politiques, quelles sont celles qui s’occupent de cette question du protagonisme civique populaire. Quelles sont celles qui ignorent ce sujet pour ne s’intéresser qu’au cercle à chaque fois plus étroit de nos compatriotes qui votent encore, celles qui nourrissent consciemment le phénomène, tout en arborant par ailleurs une posture moralisatrice contre l’abstention qu’ils ont eux-mêmes créée.

Il n’est pas anodin que les premières paroles de Marine Le Pen le soir du vote ont été : « le peuple souverain a parlé ».

Marine Le Pen accepte, comme une grande majorité des élus de ce pays, que ce qu’elle appelle « le peuple souverain » ne soit en fait qu’une portion du peuple.

La première question qui nous est posée à mon avis, est celle de savoir si nous pouvons accepter cette amputation du peuple, orchestrée par l’oligarchie et qui bénéficie aujourd’hui au FN et demain au PS et à l’UMP (pour la raisons que vous savez : Hollande ET Sarkozy rêvent de se retrouver face à MLP au deuxième tour pour être sûr de gagner) ?

Pour moi la réponse est non.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’intéresser à cette partie du peuple qui vote encore. Ce serait gauchiste et suicidaire que de s’en désintéresser. Il faut, vis-à-vis de ceux-là une stratégie, avec en ligne de mire l’élection présidentielle qui est le prochain grand rendez-vous que nous avons avec ce monde, non pas parce que nous priorisons le principe présidentiel (bien au contraire!), mais parce que nous savons que la mobilisation est plus importante lors de ce rendez-vous électoral présidentiel.

Mais nous ne pouvons pas nous contenter de cela. Il nous faut une stratégie et une méthode politique vis-à-vis de ceux qui sont victimes de l’anesthésie. Je conçois que ce terme – victime – peut paraître infantilisant. Je ne veux pas dédouaner chacun de ses choix. Et en particulier je ne veux pas sembler conciliante ou compréhensive vis-à-vis de la cohorte imbécile des professeurs Nimbus qui – Bac +1000 en poche – ont appelé à s’abstenir lors des dernières européennes. Je n’ai que le plus grand mépris pour ces Nikonoff, Todd ou autre Chevènements qui ont invité le peuple à s’auto-mutiler par l’abstention politique, et le tout – cynisme absolu – au nom de la souveraineté. Quand je dis victime je parle de nos compatriotes qui gagnent très peu et ont fait peu d’études et qui ont été, par les mécanismes décrits plus hauts, expulsés de la vie civique et donc privés de l’exercice de leur part de souveraineté, dans l’indifférence générale, selon la même pente que celle à l’œuvre depuis longtemps aux Etats-Unis que certains continuent d’appeler « la plus grande démocratie du monde » (la participation aux présidentielles n’y a pas dépassé les 60% depuis 1968).

Je le disais en introduction, à l’expulsion désormais structurelle de la classe ouvrière de la vie civique, ces élections ont ajouté le retrait d’une bonne partie des classes moyennes.

J’en conclus que la bataille pour la reconquête du protagonisme civique – et donc de la souveraineté populaire – est un facteur unifiant du peuple ;

Que notre revendication d’Assemblée Constituante répond de manière évidente à cette problématique;

Que le succès de nos marches pour la 6ème République ne dément pas cette potentialité.

Ce qui compte ici ce n’est pas la numérotation de la prochaine Constitution, ce qui compte c’est qu’elle sera élaborée par le peuple lui-même. Ce qui est important c’est donc davantage l’obtention de l’Assemblée Constituante que la novation institutionnelle en soi, même si ce slogan de 6ème République – déjà identifié dans la société ce qui est un point d’appui non négligeable – peut être porteur d’un contenu dès lors que nous assumons de l’expliciter. C’est ainsi que nous pourrions revendiquer de nouveaux droits, comme le droit de vote obligatoire dès 16 ans avec prise en compte du vote blanc, ou le droit de révoquer les élus à partir de la mi-mandat. Nous pouvons également sanctuariser de nouveaux droits sociaux et écologiques en rompant avec la thèse folle du caractère sacré de la propriété privée. Nous la remplacerions par la  définition Robespierriste : « La propriété est le droit qu’a chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi ». Point barre. Ces droits nouveaux renforceront ceux que nous avons déjà revendiqués et qui ont été nos marqueurs en 2012, comme le SMIC à 1700 euros ou le principe selon lequel personne ne peut gagner plus de 20 fois le salaire le plus bas au sein d'une même entreprise.

Oui, ces sujets sont conflictuels. Peut-être même au sein du PG, en tout cas au sein de la société. Mais le conflit est une condition du débat, et l’absence de conflit ne fait qu’ajouter au moulin de l’anesthésie civique.

C’est l’autre bilan que je tire de cette campagne. Comme vous, j’avais à disposition deux grands arguments : La détestation de françois Hollande, et la détestation de "cette Europe-là".

Contre-intuitivement, ces deux idées n'étaient en réalité pas des leviers de campagne. En effet, il s'agit de ce que pense tout le monde! Ce sont des idées très largement partagées. Du coup, en développant ces thèmes nous ne faisions que rajouter de l'eau au moulin de ceux que la politique rebute ou désespère. Nous n’avons pas clivé, nous n'avons pas déclenché de grande polémique (à part le GMT, heureusement), pire : nous n'avons pas fait rêver, comme Jean-Luc Mélenchon l'avait fait en 2012.

En résumé, nous n'avons pas créé les conditions de fabriquer notre propre hégémonie culturelle, face à l'hégémonie culturelle acquise par le FN et qui est le préalable à sa victoire. Le FN a convaincu la majorité (même relative) de ceux qui votent encore qu'il y aurait moins de chômage s'il y avait moins d'immigrés. Le PS et l'UMP ont validé cette thèse par des années de "lutte contre l'immigration", légale ou pas. Manuel Valls est l'archétype de cette politique désastreuse de "triangulation".

La bataille idéologique est devant nous.

Le poète René Char écrivait : "Notre héritage n'est précédé d'aucun testament". Il n'y pas de recette pré-écrite ou de mode d'emploi. Nous sommes comme le marcheur d'Antonio Machado : "Caminante no hay camino, se hace el camino al andar". Dans ce flou historique j'identifie néanmoins certains atouts et difficultés.

Je range dans la catégorie "difficulté" les élections régionales de 2015 et la question de l'unité de la gauche "ecosocialiste". En effet, il est peu probable que l'obtention d'un accord d'appareil entre partis du Front de Gauche, fusse-t-il élargi à EELV, soit de nature à lever l'enthousiasme des foules. Le fait qu'ensemble nous soyons mieux lotis que séparés n'est pas mécanique. Nous devons tâcher de faire un atout de tout le travail unitaire, mais ne faisons pas des élections régionales la finalité de tout, ne dramatisons pas cette échéance. L'idéal serait que les élections territoriales soient un levier d'une grande campagne pour la démocratie, en refus de la réforme territoriale décidée par le fait du Prince par François Hollande.

Nous avons plusieurs grands atouts.

D'abord, le temps. Devenus experts dans la gestion du temps très court, nous sommes sans doute le parti le plus réactif et le plus agile de la gauche! Néanmoins, il nous faut maintenant changer de rythme. Il y 3 ans jusqu’à la présidentielle. Ce temps permet de dérouler une campagne complète fondée sur une implantation réelle. Il est impossible de quadriller de façon exhaustive en porte à porte tout un territoire en quelques mois (municipales) ou pire en quelques semaines (européennes). En revanche, en 1 ou 2 ans, c'est possible! Le temps long permet de compenser la faiblesse en nombre et de hisser le niveau d'ambition pour la mise en mouvement de nos compatriotes. Evidemment, je suis partisane d'une longue campagne en faveur d'un assemblée constituante. Elle permet de sonner à chaque porte et d'avoir des discussions visant l'implication de chacun. L'assemblée constituante et le contenu d'une sixième république (y compris nouveaux droits sociaux et environnementaux) permettent de parler du quotidien, tout en dessinant un horizon qui justifie l'engagement personnel de chaque personne.

Il y a d'autres atouts : Nos militants sont formidables. Ils sont jeunes et souvent brillantissimes, il y a des femmes. Pour la campagne européenne en Ile-de-France, on vu la diversité à l'oeil nu et nous l'avons valorisée.

Nous avons une certaine aptitude tactique vis-à-vis des médias, qu'ils soient verticaux ou horizontaux (à propos de cette disctinction, je vous renvoie au livre de Clément Sénéchal "Medias contre Medias, la société du spectacle face à la révolution numérique). Dans les médias classiques, le Parti de Gauche ce n'est pas que Jean-Luc Mélenchon, et lorsque le Front de Gauche impose des figures nouvelles dans les médias, elles proviennent souvent du Parti de Gauche.

Nous ne partons pas de rien. Le travail accompli pendant la campagne de Jean-Luc Mélenchon a touché des millions de personnes. C'est une expérience accumulée qui existe dans la mémoire collective.

L’écosocialisme s’impose tranquillement comme doctrine de la gauche. L'idée selon laquelle on pourrait obtenir le socialisme alors que meurt le seul écosystème qui permette la survie humaine est devenue ringarde et archaïque. La contrainte écologique en tant que contrainte ne peut pas faire rêver, mais de la contrainte naît le génie, et le monde nouveau qui sera construit avec l'objectif de préserver la planète est forcément très différent du monde actuel et implique en tout cas la fin du capitalisme. De plus, c'est dans la réalisation concrète de l'écosocialisme que naissent les grands rêves de demain, comme le projet d'Entrée en Mer que nous portons.

Bien que les intellectuels ne soient en général pas assez engagés politiquement, il existe néanmoins une vie intellectuelle florissante dans notre pays, reflétée dans l'édition. Nous avons nous-mêmes des rendez-vous qui permettent d'approfondir et de valoriser la vivacité intellectuelle, comme le Remue-Méninges de fin août  2014 ou la Convention programmatique qui doit se tenir en 2015.

Surtout, nous avons une foi inébranlable. Dans le film de Gilles Perret, Les Jours Heureux, le vieux résistant Léon Landini expliquait que la force vitale développée pour soutenir la prison nazie ou pour surmonter la violence, il la trouvait dans l'idée du monde d'après qu'il voulait contruire : le socialisme. C'est le rêve et l'utopie qui était la force motrice de tout et permettait de faire face au pire. Nous les militants, connaissons bien ce sentiment. Sachons mieux le partager! Face au fascistes, c'est à nous maintenant de faire rêver, de donner le goût du futur.

 

1 commentaire

  1. Bonjour
    Vous qualifiez d'"imbéciles" ceux qui ont appelés au boycott des européennes (vous faites du Cohn Bendit) c'est donc un imbécile qui vous répond (une parenthèse, le vieux résistant Leon Landini que vous citez  à la fin de votre article fait parti de la "cohorte des imbéciles" il appreciera)
    D'abord vous déplorez que vous ne faite pas réver, comment ? en proposant de resté dans l'UE, en la qualifiant de "sociale" en "désobéissant" alors que seul les gouvernants peuvent désobéir pas les parlementaires
    Et à la fin un Tsipras qui appelle à voter Juncker
    Il ne faut pas faire abstration des régionales et des cantonales, ceux qui on cru en JL Mélanchon en 2012 vont surement scruter les alliances se qui aura je pense des repercutions sur les présidentielles
    Enfin, je suis d'accord avec vous, un accord d'appareil entre partis du Frond de Gaughe ne lévera pas l'entousiasme (surtout avec le PC)
    Cordiallement
     
     
     
     

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