Contre le projet de fusion de régions et pour la Constituante!

Posté par le 03/06/2014 dans A la Une, Actus | 11 commentaires

La proposition de François Hollande de fusionner les régions est un coup de force. Le plus pur fait du Prince.

Il y aura des réactions d’élus, essentiellement pour des raisons d’influence féodale.

Certains en profitent pour poser des revendications qui ne font qu’aggraver le délitement national, par exemple François de Rugy qui se bat pour l’intégration de la Loire-Atlantique dans la Région Bretagne alors que le score de la liste Troadec dans ce département montre clairement que le peuple n’en veut pas.

Certaines régions (où la gauche non socialiste est plus forte qu'ailleurs) sont « punies ». C’est le cas du Languedoc-Roussillon ou du Limousin, par exemple. Je rappelle que le projet aboutira à une réduction du nombre d’élus, donc dans les régions fusionnées le ticket d’entrée sera plus cher, au détriment des petites formations.

Mais le pire serait que le débat ne soit mené que par des élus qui ne poseraient pas le problème du point de vue des citoyens. C’est la seule carte du Gouvernement d’ailleurs, vu que la notoriété et popularité des élus régionaux est extrêmement faible.

En effet, il s’agit bien d’un coup de force contre la volonté du peuple, qui est totalement écarté d’un débat qui le concerne au premier chef. Le cas de l’Alsace-Lorraine est frappant puisque dans ces régions les citoyens se sont clairement exprimés, par référendum, contre la fusion.

Même Bourdin demandait à Valls ce matin : « Pourquoi pas de référendum ? ». Ce dernier répondait : parce que les français répondrait à une question qui ne leur est pas posée contre François Hollande. Faible réponse.

Concernant la suppression des départements, le Gouvernement a visiblement fini par admettre qu’elle impliquait une révision constitutionnelle.

Dès lors, faire la fusion des régions sans rediscuter de la Constitution paraît illogique et grossièrement manoeuvrier.

Contre ce projet de fusions, il est plus que jamais opportun de revendiquer une Assemblée Constituante.

Alors qu'en Espagne les citoyens réagissent dans la rue à l'abdication du Roi par l'exigeance d'un processus contituant, il ne serait pas compréhensible que les français restent impassibles face à une telle brutalité institutionnelle.

Face au fait du Prince, imposons le fait du Peuple !

11 commentaires

  1. Le peuple français doit s'exprimer par un référendum, marre du fait et désir du Prince ! Il n'a pas été élu par les 4 millions de voix du Front de Gauche pour la politique qu'il mène depuis deux ans !

  2. Je suis contre la fusion des régions. Je réclame un référendum.

  3. Une constituante… élue ?
    Pour que des hommes et femmes de pouvoir écrivent les règles du pouvoir ? Un conflit d'intérêts qui ne débouche jamais sur une constitution protectrice des abus de pouvoirs ?
    Non merci !
    La constituante doit être populaire. Sinon, si ce sont des professionnels de la politique, des élus, ça n'a aucun intérêt, on n'aura encore que des faux contre-pouvoirs.

  4. L’état est le garant de la cohésion sociale, à ce titre il doit posséder les secteurs fondamentaux qui  permettent de remplir la mission.
    Se loger, se nourrir, se laver, se chauffer, se soigner, se cultiver (c’est bien les médiathèques quasi gratuites, non ?) sont des éléments indispensables qui ne peuvent pas être confiés  au Privé qui ne raisonne qu’en termes de profit. De récents exemples montrent que quand l’eau retourne dans le giron public, elle est moins chère.
    Un intervenant disait « il faut tout vendre mais cher ». Et quand tout est vendu, quel moyen d’action reste t’il à l’Etat pour assurer sa mission ? La Loi ?
    Les partenariats public/privé chers aux libéraux  sont un leurre, car la gestion lourde de l’infrastructure (la partie non rentable) est à la charge de l’état (impôts) et la partie fructueuse de l’exploitation va au privé. Les locomotives et le réseau ferré coûtent cher, mais les déplacements qu’ils permettent rapportent. Une autoroute sous partenariat public/privé garantit à l’exploitant privé  une sécurité financière où l’Etat (donc nos impôts) est contraint de couvrir les déficits en cas de non rentabilité.
    Un secteur à haut risque comme l’énergie nucléaire, confié au privé avide de profits est un danger. La sécurité indispensable qui doit entourer ce moyen de production et le volet démantèlement /en fouissage des déchets qui pèsent très très lourd  seraient vite négligés pour dégager le plus de bénéfice possible. Qui paierait les désastres en cas de négligences ? Partenariat public/privé pour les centrales ?on comprend  vite qui aurait quoi à gérer…et qui paierait au bout du compte.
    L’argument de la concurrence est un non sens économique. Qui dit concurrence dit perdant racheté, ou fusion,  ce qui donne encore plus de puissance au gagnant pour imposer ses tarifs.
    Sans parler des dégâts humains sur les salariés pris dans cette logique expansion implosion fusion.
    La participation de l’Etat dans d’autres secteurs doit lui permettre de peser sur les décisions  en matière de projets, de social, d’environnemental. Et du sens à donner pour œuvrer vers un collectif cohérant, ce n’est pas son rôle ?

  5. Evidemment, un référendum !!!
    Un détail : J'habite le Vigan dans le GARD. Le service public prend des coups chaque jour dans ce Pays Viganais. (une classe de maternelle sera supprimée dans le canton d'Alzon à la rentrée)
    Les gens avec qui je parle se posent une question (l'une des questions!!!). A qui s'adresser , pour telle ou telle chose, lorsqu'ils entendent les commentaires média : redistribution des attributions en fonction des tailles de Région, Communautés…
    Les pouvoirs ne dominant plus l'économie, justifient leur présence par des empilements de règlements inutiles.
    Il revient au peuple de définir son avenir.

  6. La question démocratique est l’enjeu politique premier. Il y a quelque chose de pervers dans le jeu électoral actuel. Les élections municipales de Saillans (26) nous montrent peut-être le moyen de le subvertir. Les citoyens ont travaillé collectivement à un nouveau mode de gestion politique, et l’ont validé par le vote lors du dernier scrutin. J’y vois là une alternative à ces stratégies qui voudraient que l’appel d’une Constituante pour une nouvelle 6e République intervient à la faveur d’une élection du FdG ou d’une crise politique majeure. Le premier cas me semble pour le moins compromis, et le second jamais vraiment souhaitable.
    Des membres du Front de Gauche ne peuvent-il pas d’eux-même, et avec d’autres, d’autres formations politiques et acteurs de la société civile inviter à une constituante ouverte à tous les citoyens ? Ce travail se verrait soumis au scrutin des législatives 2017, mettant hors-jeu par là même le scrutin présidentiel, nouvel horizon politique et médiatique des trois prochaines années. Ce serait l’occasion d’un travail militant qui permettrait d’aller à la rencontre de ceux qui ne se déplacent plus aux élections…

  7. François Hollande devrait arrêter de faire diversion , les communes, les départements, les régions ne sont pas le problème à régler d'urgence, même si un peu d'ordre serait nécessaire, par exemple des conseillers généraux élus dans des centres villes,.même si l'existence – même du Sénat n'apparait pas absolument nécéssaire.Il y a d'autres chats à fouetter …..Jandel
     

  8. C'est simplement la destruction de la République une et indivisible. Si on laisse faire, je ne donne pas 10 ans avant que la Bretagne réclame son indépendance, ou la Corse…..
    Pauvre France…
     

  9. Haut-Marnais de Chaumont me voilà rattaché à la baie de Somme par l'évidence des élites qui nous gouvernent ! Ce n'est pas un Front (fut-il de gauche -Hollande est bien "socialiste") qu'il nous faut : c'est un mouvement populaire qui fasse place net !

  10. La technocratie européenne articule des stratégies d’opportunistes. Au service de la superstructure économique mondialisée elle verrouille toute autre proposition qui ne  justifierait pas les transferts de souveraineté vers son administration hors sol. De facto les élections avec 40 à 70 % d’abstention deviendront la norme des « démocraties à la nord-américaine ».
    Une course de vitesse s’engage entre un dispositif supranational coercitif en élaboration, des aspirations populaires européennes déboussolées et une révolution citoyenne qui manque de levier. Les affidés de l’ACTA savent qu’ils n’obtiendront par l’adhésion des peuples. Par contre ils s’accorderont pour empêcher leur convergence. La doxa de la « droite » invoque l’efficacité et  l’« extrême droite » l’efficacité contre révolutionnaire extrême.
     « Le grand soir » reste une illusion tragique, une fin du monde. Préférons-lui « les petits matins » d’écosocialisme, d’unités de production concrètes, tangibles, disponibles et exemplaires. Subito !

  11. Regardez comment fonctionne la démocratie en Suisse et les votations/ référendums sur les questions importantes économiques et sociales notamment …il y a de quoi s'inspirer pour préparer une 6 ième république enfin réellement démocratique où le peuple soit de nouveau  souverain et ne délégue aux élus son pouvoir souverain sous son contrôle étroit comme en Suisse…et également autre suggestion( pour éviter les abus constatés par le non respect de ses engagements par le pouvoir en place) prévoir des éléctions à mi mandat pour sanctionner …diminuer le poids du pouvoir présidentiel assimilé de plus en plus au fait du prince qui doit assumer ses choix politiques et donc supprimer le fusible que constitue le 1 er ministre…le sénat doit être élu au suffrage universel à un tour à la proportionnelle intégrale qui réflétera n 'en déplaise à certains l 'image politique du pays …diminution aussi du nombre des députés et surtout des sénateurs … TOUS SES ELUS SOUS LE CONTRÔLE PERMANENT DU PEUPLE SOUVERAIN  PAR REFERENDUMS !

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