L’espoir Syriza

Posté par le 19/05/2014 dans A la Une, Actus | 0 commentaires

Nos camarades grecs de Syriza ont effectué une véritable percée au premier tour des élections locales, scrutin qui leur est traditionnellement défavorable, en finissant en tête dans l'Attique (région où habite un tiers de la population) et en se qualifiant pour le second tour à la mairie d'Athènes. Compte tenu des bons scores des autres listes de gauche anti-austérité, parties une fois encore très dispersées, Syriza pourra compter sur des bons reports et faire du second tour un véritable référendum contre l’austérité.

En effet les candidats citoyens des listes Syriza affronteront les barons locaux du PASOK (PS local) et de la Nouvelle Démocratie (UMP locale), deux clans qui gouvernent main dans la main pour imposer les plans d’austérité décidés par l’Union Européenne. Le système ND-PASOK a imposé au peuple grec l’austérité la plus brutale : fermeture d’écoles et d’hôpitaux, baisse drastique des retraites et des salaires, et même la fermeture de la télévision publique. Le journal l’Humanité racontait cette semaine l’histoire édifiante de ce père de famille victime d’une crise cardiaque, mais exclu du bloc opératoire en pleine opération car il n’avait pas sa carte de soins. En Grèce, les femmes qui n'ont pas l'argent nécessaire pour avancer les frais médicaux nécessaires accouchent aujourd'hui dans la rue. La crise économique est là-bas une crise humanitaire véritable. Il faut rappeler qu'après 11 plans d'austérité drastique, la dette grecque est passée de 148% du PIB à 175 ; 20% de la richesse nationale a été détruite et le taux de chômage a été multiplié par 2. Efficace remède.

N'oublions pas que le LAOS, parti d'extrême-droite allié au Front National de Marine Le Pen, a participé au gouvernement grec de Novembre 2011 à Février 2012 et que l’extrême-droite est donc totalement comptable de la misère imposée au peuple grec par l’UE. Plus que jamais, la seule alternative pour que la Grèce retrouve sa souveraineté, c'est le programme écosocialiste de Syriza et d’Alexis Tsipras ! Ces bons scores montrent que l'alternative à la social-démocratie déliquescente, qui n'est qu'un faux-nez du néolibéralisme bon teint, n'est pas l'extrême droite fascisante mais la gauche écosocialiste. Syriza pourrait être l'étincelle à même d'allumer la révolution citoyenne en Europe, de brûler les oripeaux rances de l'austérité imposée au peuple pour enrichir toujours plus le patrimoine des privilégiés.

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